Chimiothérapie et sexualité doivent être abordées avec l’équipe d’oncologie, car le cancer ne se transmet pas lors des rapports, mais certains traitements peuvent imposer des précautions temporaires pour protéger le partenaire, éviter une grossesse et réduire le risque d’infection. Les consignes dépendent du protocole, du type de cancer et de l’état général.
La sexualité pendant un traitement anticancéreux peut aussi être modifiée par la fatigue, la douleur, la sécheresse, la baisse du désir, l’image corporelle ou la peur de faire mal. Cette page appartient à la section solutions pour les dysfonctions sexuelles, car la sécurité du couple fait partie de la prise en charge.
La chimiothérapie peut-elle être transmise au partenaire ?
On ne transmet pas un cancer par l’activité sexuelle. En revanche, des traces de certains médicaments peuvent être présentes pendant un temps limité dans des liquides corporels, ce qui explique les recommandations de barrières de protection dans certains protocoles. La durée exacte n’est pas universelle : elle doit être demandée à l’oncologue ou à l’infirmier référent.
Les préservatifs, digues dentaires ou autres méthodes barrières peuvent être conseillés pendant une période définie après les cures. La contraception efficace est aussi importante si une grossesse est possible, car de nombreux traitements peuvent être dangereux pour un embryon ou un fœtus.
Quand faut-il éviter ou adapter les rapports ?
Il peut être prudent d’éviter les rapports pénétratifs en cas de fièvre, infection, saignement, douleur importante, fatigue majeure, plaquettes très basses ou globules blancs très bas. Les muqueuses peuvent être plus fragiles, ce qui augmente le risque d’irritation ou d’infection. L’équipe de soins doit préciser les limites adaptées au traitement.
Le sujet peut aussi rejoindre la fonction érectile. Fatigue, anxiété, traitements hormonaux, chirurgie, douleur ou peur de contaminer le partenaire peuvent réduire l’érection. Si la difficulté persiste après la période de traitement, le guide comment remédier à la dysfonction érectile donne une méthode de bilan.
| Question à poser | Pourquoi elle compte |
|---|---|
| Combien de temps utiliser une barrière après chaque cure ? | La durée varie selon les médicaments |
| Y a-t-il un risque d’infection ou de saignement actuellement ? | Les rapports peuvent devoir être adaptés |
| Quelle contraception est recommandée ? | Une grossesse peut être dangereuse pendant certains traitements |
Comment préserver l’intimité sans pression ?
Le couple peut garder une intimité même lorsque les rapports sont reportés ou adaptés. Le toucher, la tendresse, la conversation et la reprise progressive peuvent éviter que la sexualité devienne un test de normalité. Le patient a aussi le droit de ne pas avoir envie, sans que cela soit interprété comme un rejet.
Si l’inquiétude sexuelle se combine à une éjaculation précoce, une perte d’érection ou une peur de ne plus être capable, lisez la page sur troubles de l’érection et éjaculation précoce. Si un trouble cardiaque ou une grande fatigue rend l’effort inquiétant, comparez aussi avec la page sur fibrillation auriculaire et sécurité sexuelle.